baisse du nombre de contrats d'apprentissage en 2013

Publié le par contrat apprentissage

Les arguments d’analyse de cette baisse générale du nombre de contrats d’apprentissage sur certains faits qui constituent des facteurs additionnés concourant à cette forte dégradation :

  • non- reconduction, au cours de l’été de l’année 2012, de deux aides exceptionnelles d’incitation pour les entreprises, mises en place à l’occasion du plan d’urgence sous la présidence de SARKOSY pour l’emploi des jeunes (occasionnant une baisse du nombre des apprentis depuis la campagne d’apprentissage 2012/2013) :
    • Non reconduction de l’aide à l’embauche d’alternant supplémentaire d’ un jeune de – de 26 ans dans les petites et moyennes entreprises (entre 11 et – de 250 salariés) = aide équivalent entre 300 et 950 € pour 12 mois (en fonction du niveau du jeune) – Fin du dispositif le 30 juin 2012
    • Non reconduction du dispositif « zéro charges » aux entreprises de 11 salariés et plus (fin du dispositif le 17/07/2012)
  • La crise économique et le manque de visibilité des employeurs, la baisse d’activité pour certains secteurs (coiffure, mécanique automobile, transport …),

La disparition de TPE et PME (ces entreprises constituent le vivier de recrutement par la voie de l’alternance).

Le ralentissement économique touche en effet de plein fouet l'apprentissage. «Les Français ne considèrent pas l'apprentissage comme une formation indispensable, contrairement aux Allemands, mais comme un élément qui permet de faire face à une activité supplémentaire. L'apprentissage est donc très dépendant de l'activité économique. Les PME et les petites entreprises de 10 salariés, qui emploient les deux tiers des apprentis, embauchent quand elles ont confiance et quand l'activité économique est bonne.

  • Nombre de ruptures de contrats d’apprentissage important du fait des conséquences subies par les entreprises en lien avec la crise économique
  • L’annonce cet été de la suppression des primes à l’apprentissage n’a pas créé les conditions les plus favorables. Certaines entreprises n’ont pas souhaité s’engager avec des jeunes sur ce dispositif du fait de la perte de cette indemnité compensatrice de formation de 1000 € /an. Devant le mécontentement des entreprises, des branches professionnelles et des organisations patronales, et des chambres consulaires, le Gouvernement est ensuite revenu sur son annonce, en précisant que seules les entreprises de – de 11 salariés continueraient à bénéficier de cette prime à la formation sans être très clair sur son montant.
  • Rénovation de la voie professionnelle portant la durée de formation du BAC PRO de 2 à 3 ans et la suppression du BEP.

Incidences sur le nombre de contrats :

  • avant la réforme = 2 contrats d’apprentissage sur 3 ans : 1 pour la préparation du BEP sur 1 an et ensuite 1 autre contrat de 2 ans pour la préparation du BacPro
  • depuis la réforme = 1 seul contrat de 3 ans pour la prépa du Bac Pro

Le BAC PRO en apprentissage sur 3 ans ne semble pas adapté pour les entreprises (durée du contrat trop longue, alternance théorique trop importante, coût important pour l’entreprise par rapport au temps de présence du jeune dans l’entreprise, formation trop théorique et pas en adéquation avec les besoins de l’entreprise)

  • Modification de l’âge d’entrée en apprentissage (16 ans au lieu de 15 ans)
  • La création des emplois d’avenir a conduit à un transfert de certains jeunes des dispositifs des contrats en alternance sur le dispositif des emplois d’avenir (les aides supplémentaires apportées par le Conseil régional et l’ARS pour certains métiers liés à la santé ont conduit tout naturellement les entreprises à opter pour l’emploi d’avenir au détriment des contrats en alternance)
  • L’annonce de modifications de la réglementation sur le travail des jeunes (dérogation machines dangereuses et travaux dangereux) : basée sur l’évaluation des risques professionnels de l’entreprise et les mesures correctives apportées par l’entreprise
  • Nouvelle obligation contraignante pour le secteur HCR : Permis de former - obligation pour les entreprises de former les maîtres d’apprentissage tous les 3 ans (avenant n° 17 du 10 janvier 2013 à la CCN Hôtel Café Restaurant)
  • Problèmes de mobilité et d’hébergement des jeunes, jeunes recherchant davantage un emploi rémunéré ou une formation courte menant rapidement à un emploi rémunérateur : situation aggravée par la crise (difficultés financière de familles)
  • Problématiques chez certains jeunes : mauvaise connaissance ou mauvaise représentation des métiers, indécis sur les choix de leur futur métier, manque de motivation du jeune lors d’une présentation dans l’entreprise dans le cadre d’une offre de contrat, décalage entre le comportement du jeune et les exigences de l’entreprise ( Résultat : offres d’emploi d’entreprises en apprentissage non pourvues, notamment dans l’industrie et le bâtiment)
  • Non amélioration du système d’orientation pour conduire les jeunes à s’orienter vers l’apprentissage ou mauvaise orientation du jeune vers un métier conduisant à une rupture du contrat dès les premiers mois
  • La baisse de natalité significative en Franche-Comté de 1991 à 1998 (donc moins de jeunes en contrats en alternance, + politique offensive de l’éducation nationale pour maintenir leurs effectifs en formation technologique ou professionnelle dans leurs propres établissements)

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